Consommation de café pendant la grossesse

Rédacteur — Nous lisons avec intérêt l’article de Wisborg et al.1 Les auteurs soutiennent que la consommation élevée de café maternel pendant la grossesse est associée à un risque accru de mortinatalité mais pas avec la mort infantile. Ils mentionnent que les femmes qui consomment beaucoup de café sont plus susceptibles d’être des fumeurs et de consommer beaucoup d’alcool. Ils ont correctement ajusté leurs résultats pour les habitudes de fumer et de boire. Cependant, ils ne fournissent aucune information sur l’abus de drogues chez ces femmes. La consommation de huit tasses ou plus de café suggère un comportement addictif. L’utilisation de drogues illicites comme la cocaïne est associée à une augmentation de la consommation parallèle de cigarettes et d’alcool.2,3 Les effets néfastes de l’usage maternel d’héroïne, de cocaïne, de crack et de benzodiazépines pendant la grossesse ont été documentés de manière adéquate.3 &#x02013 5 L’utilisation du cannabis peut ne pas être un facteur pronostique majeur en ce qui concerne l’issue de la grossesse, mais est un indicateur du faible statut socioéconomique et de l’utilisation d’autres drogues nocives.2 Les auteurs dressent le profil des femmes enceintes consommant de grandes quantités de café. Ils ont tendance à être plus âgés, plus souvent multipares, plus susceptibles d’être célibataires, moins susceptibles d’être étudiants et d’avoir moins d’années d’études. Il est intéressant de noter que cette description correspond au profil des usagers de drogues3,4. Pour les raisons susmentionnées, nous estimons que l’exclusion de l’information sur l’abus de drogues est une erreur méthodologique.