Ottawa règles de la cheville pour la cheville blessée

Quoi de plus simple que l’évaluation d’une cheville blessée? Les patients souffrant de blessures à la cheville, habituellement subies de façon récréative ou lors d’une simple chute, fréquentent les services d’urgence du monde entier par centaines de milliers chaque année. La plupart de ces patients auront subi une lésion simple des tissus mous ligamentaires ou une petite fracture d’avulsion sans signification clinique. Une minorité aura subi des fractures plus graves, nécessitant une immobilisation ou une fixation interne. Les patients avec une blessure à la cheville constituent environ 5 % de tous les patients qui visitent les services d’urgence, bien que moins de 15 % de ces patients auront des fractures cliniquement significatives. Différencier entre ces deux groupes de patients n’est pas toujours facile, en particulier pour les cliniciens relativement inexpérimentés. Le filet de sécurité pour l’examen indéterminé a toujours eu recours à la radiographie. Cependant, une telle politique non sélective a entraîné un nombre inestimable d’expositions inutiles aux rayonnements pour un faible rendement diagnostique. En plus d’être un médicament médiocre, une telle prodigalité est un luxe qui n’est plus acceptable dans aucun système de santé. Avec une telle évaluation et utilisation inconsistante de la radiologie, Stiell et ses collègues ont développé le concept d’une règle de décision clinique pour guider l’évaluation des blessures à la cheville. # x02014, en particulier, pour déterminer les indications de la radiographie.1 Leur objectif était de produire un guidage fiable et reproductible basé sur des critères objectifs et de réduire ainsi la composante subjective de l’évaluation. La validation de cette règle a impliqué des milliers de patients dans un programme structuré pour générer des règles rigoureuses avec des performances exceptionnelles en tant que test de diagnostic. Cela est devenu connu sous le nom de règles de la cheville d’Ottawa, en utilisant la tendresse osseuse et l’incapacité de supporter le poids comme indicateurs positifs pour la radiographie (p   418) .Pendant la décennie suivante, des articles successifs ont reproduit les conclusions de Stiell. Une approche efficace, rentable et fiable pour évaluer les chevilles blessées avec une cohérence impressionnante lorsqu’elle est appliquée par les médecins d’urgence supérieurs, les médecins en formation et les infirmières praticiennes.2,3 L’applicabilité des règles de la cheville d’Ottawa chez les enfants âgés de 2-16 ans a été confirmée 100 % sensibilité pour les fractures importantes de la cheville et du milieu du pied. Cela permettrait une réduction des radiographies de la cheville de 16 % Bachmann et al font état d’une revue systématique de 27 études évaluant la mise en œuvre des règles de la cheville d’Ottawa6 (p. 417). Une sensibilité de presque 100 % En dépit de ces chiffres impressionnants, l’utilisation des règles de la cheville d’Ottawa demeure variable, avec une utilisation beaucoup plus fréquente signalée par les cliniciens au Canada et aux États-Unis. Royaume-Uni par rapport aux États-Unis, la France et l’Espagne.7 Les critiques du concept de règle de décision cite la perte de l’autonomie clinique et la réticence à pratiquer dans le cadre d’une orientation rigide. Cependant, une telle résistance est difficile à supporter étant donné la grande quantité de preuves en faveur des règles de la cheville d’Ottawa. Bien sûr, la valeur d’un film radiologique normal pour rassurer le patient et le clinicien ne doit pas être sous-estimée. Cependant, les règles de la cheville d’Ottawa établissent un haut niveau de confiance diagnostique en l’absence de radiographies lorsqu’on envisage des options de traitement et des recommandations de retour à l’activité.Appliquer le principe des règles de décision clinique à d’autres conditions évaluation et une tendance à ordonner des radiographies sans discernement, a été une suite logique. La caractéristique de toutes ces règles est une sensibilité élevée, permettant aux cliniciens d’être sélectifs dans l’utilisation de la radiographie. La règle du genou d’Ottawa, par exemple, a entraîné une réduction de 26,4 % La règle du rachis cervical au Canada pour la radiographie chez les patients alertes et stables ayant subi un traumatisme a montré 100 % sensibilité pour identifier les blessures cliniquement importantes à la colonne cervicale.De même, la règle de la tomodensitométrie au Canada pour les patients souffrant de traumatismes crâniens mineurs a défini les facteurs de risque élevé et moyen pour les lésions cérébrales cliniquement importantes et a ainsi identifié la population pour laquelle la tomodensitométrie était indiquée.10 Les règles du rachis cervical et de la tête ont été générées Ces règles sont en train de transformer l’approche de l’évaluation de ces blessures et, après la formation, peuvent être utilisées par des cliniciens provenant de divers milieux (y compris le personnel médical, infirmier et paramédical), tant en milieu hospitalier que communautaire. .